Qui suis-je ?

Un état d’esprit : celui de jouer sur la complémentarité des regards et des compétences pour aborder les questions de l’urbanisme, du projet urbain, de l’aménagement du paysage, afin d’avoir une démarche qualitative.

Une sensibilité : celle de la prise en compte du
 site d’étude (données géographiques, vocabulaire du paysage local), de l’estimation de ses orientations possibles en rapport avec ses contraintes (urbaines, architecturales, sociales, stratégies d’aménagement…).

Expériences professionnelles

  • Chef de projet en urbanisme et paysage, Groupe 6, 2001 – 2014.
  • Assistante de projet en architecture, Groupe 6, 1998 – 2001.
  • Enseignante de Paysage à l’Ecole d’Architecture de Grenoble, atelier de Gilles Marty « Big scale and small object », 1999 – 2007.
  • Chef de projet en paysage, INCA, 1998 – 1999.
  • Assistante de projet en paysage, Epure, 1994.
« Le paysage consiste en une forme de représentation de la nature ou, plus précisément, en une manière de schématiser qui en permet l’appréciation esthétique. Cette définition ne préjuge donc en rien du contenu sensoriel ou conceptuel qui fait l’objet de la représentation (ce peut être une odeur, un bruit, une montagne, une usine ou le mouvement des eaux qui forment les nuages et les rivières…), ni de la forme d’expression matérielle de ce processus de schématisation (ce peut être un dessin, un jardin, une rédaction enfantine ou des vers)… »
(Michel Conan, « Généalogie du paysage », in Le Débat n°65, Paris, Gallimard, 1991.)
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De l’échelle du grand paysage à celle du projet

La spécificité de mon approche d’architecte-paysagiste fait que les différentes études qui me sont confiées m’obligent à penser et à aborder des échelles d’interventions très variées, depuis les problématiques stratégiques liées à de vastes territoires (plans de paysage, schémas directeurs, ScoT…), en passant par des études à l’échelle de la ville ou du quartier (faisabilité de ZAC, lotissement, plan masse de secteur, sites en friches…), jusqu’à celle de l’îlot ou de la parcelle avec la conception
et la réalisation d’espaces publics (détails de plantations, calepinage des matériaux de sols…).

En matière d’espaces publics, chaque quartier, chaque place urbaine, chaque rue, a son caractère propre. Il s’agit alors de laisser parler les lieux, de comprendre et d’exprimer leur histoire, de répondre aux qualités d’usages et aux pratiques sociales. Au travers d’aménagements néanmoins contemporains, les projets témoignent du souci constant d’exprimer la spécificité et l’identité de chaque site.

Concernant les études pour les SCoT, elles identifient des unités paysagères et les enjeux qui résultent de leur évolution ; elles définissent une politique d’aménagement à l’échelle du territoire qui s’accompagne d’un programme d’actions et alimente, le cas échéant, la redéfinition des documents d’urbanisme.

Des maîtrises d’ouvrages essentiellement publiques

Depuis plus de quinze ans, ma pratique et mon expérience sont principalement tournées vers la maîtrise d’oeuvre publique, au service de l’État et des collectivités locales et territoriales (communes, communautés de communes, départements, régions).

  • Conception et réalisation d’espaces publics dans le cadre de concours ou de marchés de définition ;
  • Participation à la rédaction des documents réglementaires concernant les volets paysagers des
SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale), des PADD (Plan d’Aménagement
et de Développement Durable), des Zones d’Aménagement Concerté (ZAC) ;
  • Rédaction des Cahiers de Prescriptions Paysagères pour les ZAC ;
  • Conception et réalisation d’aménagements liés à des équipements publics ou privés : 
parvis, esplanade, parking, parc, jardin, patio, cour d’école…

Formations universitaires

  • Formation « Conception et maîtrise d’œuvre de jardins et de paysage », E.N.S.P. Versailles – 2000.
  • Doctorat d’Anthropologie sociale et historique, E.H.E.S.S. Paris – 1998 – « Les odeurs de la ville » – Etude du paysage olfactif de la ville de Grenoble au fil de son histoire, en vue d’élaborer des cartographiques d’odeurs urbaines. Mention très honorable avec félicitations du jury.
  • DEA « Jardins – Paysage – Territoire », Ecole d’Architecture de Paris La Villette – 1994 – « Les parfums dans le paysage » – Considérer le paysage comme un espace sensible et le percevoir en privilégiant l’odorat. Mention très honorable.
  • Architecte D.P.L.G., Ecole d’Architecture de Grenoble – 1993 – « Un jardin des sens » – Réaménagement du parc Mistral à Grenoble en un jardin sollicitant la vue, le toucher, l’ouïe, le goût, l’odorat, l’équilibre, l’orientation, la kinesthésie. Mention très bien.